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Le quartier Battant

« Battant, sorte de petit village aux portes du centre-ville sur la rive droite du Doubs, se distingue par son caractère fort, vivant et cosmopolite. On parle de Besançon comme la ville des utopies et des sociétés nouvelles, avec des personnalités fortes comme Charles Fourier ou encore Pierre-Joseph Proudhon. Ce dernier a vécu sa jeunesse au numéro 23 de la rue Petit-Battant. Père de l’anarchisme, ce n’est peut-être pas un hasard si encore maintenant, Battant se revendique comme un quartier anar. »

À l’époque romaine, Battant accueille un amphithéâtre de 20 000 places, prémice d’un quartier au patrimoine riche, comme en témoignent toujours aujourd’hui l’église Sainte-Madeleine et le fort Griffon. Ses habitants, appelés les Bousbots, étaient majoritairement des vignerons, la vigne étant l'activité principale du quartier. À leurs côtés, on retrouvait également toute une population d’ouvriers, horlogers, commerçants, tanneurs, lavandières dont le quartier tire son nom, en référence au ruisseau qui faisait fonctionner leur battoir. 

Battant égrenait au XIXe siècle une centaine d’estaminets, cafés aux allures d’assommoir où se retrouvait une population ouvrière particulièrement pauvre. Malgré l’insalubrité du quartier à l’époque, son activité commerciale reste importante. Rénové, reconstruit, aujourd’hui consacré « secteur sauvegardé », Battant n’en a pas moins conservé son caractère populaire, brassant toutes les couches sociales.

Aujourd’hui, Battant est un quartier multiculturel qui accueille nombre de commerçants, artisans, boutiques de musique, cafés et restaurants, associations culturelles, etc. Comme tout quartier de centre-ville, Battant souffre du phénomène des vitrines vides. Mais c’est avant tout un quartier vivant, au tissu commerçant et associatif toujours à pied d’œuvre pour l’animer, et dont les habitants sont fiers.

L'histoire du
numéro 52

Connu pour avoir abrité « La Toile des Vosges » dans les années 90, les anciens se rappellent surtout du 52 comme étant le commerce historique tenu par M. Paillard. La « Grande librairie nouvelle », tel que le laissait apparaître la devanture, abritait une imprimerie au sous-sol. Vous pouviez trouver, au rez-de-chaussée, une collection de modélisme, grande passion de M. Paillard.